SHURGARD 31.400 € (+0,16 %)     AB INBEV 79.410 € (+1,99 %)     TELENET GROUP 48.700 € (-0,61 %)     UMICORE 28.010 € (+1,27 %)     UCB 72.160 € (+0,25 %)     KBC 57.360 € (-1,54 %)     SOLVAY 89.980 € (+0,90 %)     GBL 87.100 € (+0,81 %)     AGEAS 44.230 € (-0,16 %)     RETAIL ESTATES 79.800 € (-1,60 %)     D'IETEREN 37.100 € (-0,54 %)     MELEXIS 57.250 € (-2,55 %)     BPOST 8.498 € (-0,31 %)     COLRUYT 52.360 € (-2,13 %)     ATENOR 73.200 € (-0,54 %)     PROXIMUS 25.720 € (-1,76 %)     BARCO 183.600 € (+2,11 %)     BEKAERT 23.540 € (+0,26 %)     ARGENX SE 122.800 € (+2,08 %)     ONTEX GROUP 13.550 € (+0,82 %)     GIMV 56.100 € (+0,54 %)     EURONAV 7.845 € (+4,39 %)     MITHRA 24.800 € (-0,56 %)     COFINIMMO 110.800 € (-0,36 %)     ACACIA PHARMA 1.490 € (+2,76 %)     CELYAD 11.120 € (+0,91 %)     VGP 73.200 € (0,00 %)     ECONOCOM GROUP 3.130 € (-3,40 %)     BREDERODE 61.600 € (-0,32 %)     CFE 83.200 € (-0,36 %)     KINEPOLIS GROUP 46.750 € (+0,65 %)     JENSEN-GROUP 34.200 € (-1,44 %)     ROULARTA 13.300 € (0,00 %)     ORANGE BELGIUM 16.560 € (+0,36 %)     GREENYARD 3.310 € (+0,30 %)     SIPEF 44.500 € (-0,11 %)     ACKERMANS V.HAAREN 134.100 € (-0,15 %)     KBC ANCORA 40.100 € (-0,50 %)     WDP 142.800 € (0,00 %)     EXMAR 5.570 € (+0,36 %)     SOFINA 169.000 € (-0,94 %)     AGFA-GEVAERT 3.538 € (-0,34 %)     NYRSTAR 0.193 € (-3,16 %)     AEDIFICA 83.400 € (-0,71 %)     SIOEN 24.950 € (-0,20 %)     FAGRON 17.990 € (-0,39 %)     RECTICEL 8.040 € (-0,74 %)     BIOCARTIS 10.800 € (-0,55 %)     RESILUX 133.500 € (-0,37 %)     LOTUS BAKERIES 2 460.000 € (+0,41 %)     IMMOBEL 59.200 € (0,00 %)     CIE BOIS SAUVAGE 380.000 € (+1,33 %)     BEFIMMO 52.200 € (-0,76 %)     KEYWARE TECH. 0.890 € (-3,78 %)     TESSENDERLO 29.550 € (-0,34 %)     OXURION 3.870 € (+1,84 %)     VAN DE VELDE 25.800 € (+2,38 %)     IBA 14.510 € (-1,89 %)     CRESCENT 0.052 € (+3,80 %)     TISCALI 0.003 € (-77,39 %)  
   VOLKERWESSELS 17.960 € (-0,99 %)     BRUNEL INTERNAT 12.820 € (-3,32 %)     AMG 24.500 € (+2,81 %)     INTERTRUST 18.070 € (-0,17 %)     ING GROEP N.V. 9.987 € (-2,45 %)     OCI 24.830 € (+0,73 %)     ABN AMRO Group 19.025 € (-1,63 %)     PHILIPS KON 38.280 € (+1,14 %)     UNILEVER DR 54.390 € (-0,38 %)     VOPAK 40.180 € (+1,08 %)     ARCELORMITTAL SA 15.402 € (+0,61 %)     SBM OFFSHORE 16.760 € (+2,32 %)     ORPEA 105.400 € (-0,28 %)     SANOFI 78.400 € (+0,67 %)     UBISOFT ENTERTAIN 69.100 € (+1,20 %)     NOKIA 4.522 € (+1,29 %)     SES 13.965 € (-2,62 %)     PEUGEOT 21.630 € (+1,22 %)     ACCOR 35.920 € (-1,02 %)     SCHNEIDER ELECTRIC 78.720 € (+1,89 %)     CGG 1.697 € (+4,43 %)     SODEXO 103.250 € (-1,34 %)     AIRBUS 123.460 € (+0,37 %)     PLASTIC OMNIUM 22.630 € (+1,53 %)     REMY COINTREAU 120.800 € (+0,42 %)     GETLINK SE 14.390 € (+0,42 %)     CORBION 28.580 € (+0,49 %)     LVMH 370.200 € (+1,15 %)     EUROCOMMERCIAL 24.460 € (+1,16 %)     TELEPERFORMANCE 178.400 € (+0,79 %)     ENGIE 13.435 € (-0,48 %)     AXA 23.170 € (-0,04 %)     TOTAL 48.965 € (+1,35 %)     DANONE 74.880 € (+0,78 %)     VALEO 26.630 € (+2,07 %)     LEGRAND 63.860 € (+0,73 %)     BNP PARIBAS ACT.A 41.550 € (-1,60 %)     CAPGEMINI 103.100 € (+1,58 %)     EUTELSAT COMMUNIC. 16.355 € (-2,82 %)     HEINEKEN HOLDING 91.700 € (+0,94 %)     SCOR SE 39.210 € (+0,62 %)     RENAULT 55.210 € (+1,15 %)     STMICROELECTRONICS 15.240 € (+2,87 %)     VINCI 92.680 € (0,00 %)     ROYAL DUTCH SHELLA 29.085 € (+1,48 %)     BOLLORE 3.942 € (+0,15 %)     L'OREAL 255.700 € (+0,59 %)     RELX 21.860 € (+1,44 %)     CREDIT AGRICOLE 10.460 € (-2,70 %)     ASR NEDERLAND 34.480 € (-0,46 %)     NATIXIS 3.501 € (-11,23 %)     FUGRO 7.376 € (+1,12 %)     ATOS 71.980 € (-0,72 %)     PERNOD RICARD 164.050 € (+1,05 %)     ORANGE 14.015 € (+0,11 %)     AMUNDI 61.950 € (+0,41 %)     KERING 516.000 € (+1,53 %)     HEINEKEN 98.780 € (+1,04 %)     SAINT GOBAIN 34.525 € (-0,19 %)     VIVENDI 24.870 € (+1,30 %)  

Turquie : la livre s'écroule, Erdogan dénonce une "guerre économique"

10/08/2018 13:09
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi ses concitoyens à changer leurs devises étrangères pour soutenir la livre turque dont la chute s'est accentuée à la suite de son appel à la "lutte nationale" contre la "guerre économique" déclarée selon lui à la Turquie.
"Si vous avez des dollars, des euros ou de l'or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C'est une lutte nationale", a lancé M. Erdogan dans un discours à Bayburt (nord-est).
Pendant son intervention, la livre turque a franchi le seuil de six pour un dollar au-delà duquel elle semblait désormais ancrée. Elle s'échangeait à 10H30 GMT à environ 6,1 pour un billet vert, enregistrant une baisse de près de 10% sur la journée.
La devise turque, dont la valeur a fondu de près de 40% face au dollar et à l'euro depuis le début de l'année, souffre en raison de la grave crise diplomatique entre Ankara et Washington et de la défiance croissante des marchés envers l'équipe économique de M. Erdogan.
La monnaie turque avait déjà cédé plus de 5% face à la devise américaine jeudi, au lendemain de discussions infructueuses entre des diplomates américains et turcs de haut rang en vue d'apaiser les différends entre leurs deux pays qui ont imposé la semaine dernière des sanctions réciproques à des responsables gouvernementaux.
Outre ces tensions, les marchés s'inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.
La chute de la livre vendredi "montre que les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l'imminence d'une crise monétaire totale", souligne dans une note David Cheetham, analyste chez XTB.
- "Lobby des taux d'intérêt" -
Face à cette situation, le président Erdogan a pointé vendredi un doigt accusateur en direction d'un mystérieux "lobby des taux d'intérêt" dont il n'a pas défini les contours.
"S'ils ont des dollars, nous, nous avons notre peuple, nous avons le droit et nous avons Allah !", avait-il lancé dans un précédent discours, dans la nuit de jeudi à vendredi, des déclarations qui ont renforcé l'inquiétude des marchés.
Cette préoccupation a dépassé les frontières turques vendredi avec la parution d'un article du Financial Times selon lequel la Banque centrale européenne s'inquiète d'une éventuelle contagion de cette crise monétaire à certaines banques européennes très présentes en Turquie.
Des Allemandes Deutsche Bank et Commerzbank aux Italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo, en passant par l'Espagnole Santander, les actions de grandes banques européennes évoluaient dans le rouge vendredi dans la matinée, pénalisées par la crise de la livre turque.
"Les investisseurs voyaient la crise monétaire en Turquie comme un problème local. Cependant, il semble que la rapidité de la chute (de la livre) renforce les inquiétudes d'une possible exposition de banques européennes au système bancaire turc", souligne Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
- Crise de confiance -
Visiblement soucieux d'envoyer des signaux positifs aux marchés, le nouveau ministre des Finances Berat Albayrak, qui est également le gendre du président Erdogan, a insisté sur l'"importance" selon lui de l'"indépendance de la banque centrale" turque.
Depuis sa nomination à ce poste après la réélection de M. Erdogan en juin, M. Albayrak s'est efforcé sans succès d'apaiser les marchés qui voient d'un mauvais oeil la mainmise croissante sur les affaires économiques du président dont les positions peu orthodoxes inquiètent.
M. Erdogan, qui s'est octroyé l'ensemble des pouvoirs exécutifs aux termes d'une révision constitutionnelle controversée et nomme ainsi directement le gouverneur de la banque centrale, est ainsi un "ennemi" autoproclamé des taux d'intérêt.
Or de nombreux économistes appellent de leurs voeux une hausse des taux d'intérêt de la banque centrale afin d'enrayer l'inflation, un levier traditionnellement utilisé dans le monde pour maîtriser la hausse des prix et soutenir la monnaie nationale.
L'agonie de la livre turque cette semaine n'a quasiment pas été traitée par les principales chaînes de télévision et les journaux à grand tirage, pour la plupart contrôlés par le pouvoir.

(© 2018 AFP Finance)
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